Artiste pluridisciplinaire et chercheuse, mère de deux enfants, Masha est née en Sibérie. Elle a vécu à Moscou, où elle s’est engagée dans les projets concernant les droits humains au sein de l’Ambassade du Royaume-Uni, avant de s’exiler en France, où elle vit aujourd’hui.
Elle est formée au Théâtre-studio RosNOU et au Cours Florent (Brevet d’Études Théâtre). Elle poursuit actuellement un Master en sciences politiques (UJM – Sciences Po Lyon) et se forme parallèlement à la danse contemporaine à l’École de danse de Manon Contrino (EDMC).
Son travail artistique et de recherche est profondément lié à son engagement pour la liberté d’expression et les droits humains. Elle explore la manière de raconter le réel par la création, en particulier au théâtre : comment faire émerger une parole juste à partir du vécu, articuler l’intime et le politique, et transformer témoignages, archives et expériences corporelles en formes sensibles. Ses projets questionnent l’action citoyenne face à l’État oppressif, la responsabilité individuelle et collective, ainsi que la violence et sa transmission transgénérationnelle, faisant du plateau un espace de pensée, de mémoire et de résistance.
Comédienne, elle signe également la création théâtrale Comment j’aimais. Tchernobyl, présentée à Paris, Lyon et Saint-Étienne en 2016. Entre 2017 et 2024, elle participe à plusieurs projets de recherche-création au sein de la Cité du design – École supérieure d’art et design de Saint-Étienne. En 2024, elle initie Un jour ma mère sera née au Japon, un projet mêlant exposition et performance, issu d’une enquête familiale des histoires féminines. En articulant l’intime et le politique, le projet s’interroge sur la capacité de garder l’humanité après avoir vécu le Golodomor, la Guerre, les colonisations. Partant des expériences traumatiques transmises à travers les générations, il affirme la création comme un acte de mémoire et de résistance.